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Il y a un an, je m’envolais pour l’Espagne. Douze ans après notre premier voyage à Cordoue, mon amie d’enfance, ses parents et moi retournions dans la ville de leurs origines. Après trois saisons douloureuses, pas de doute, cette semaine familiale serait le cadre idéal à un peu de lâcher prise et de convalescence. Mon retour aura finalement inauguré une débâcle des sentiments (je cite Stanislas, c’est tout vous dire) longue de plusieurs mois.

J’ai revu nos photos ce matin, petits témoins silencieux des bouleversements et des apprentissages écoulés. J’ai repensé aux fous rires, au tinto de verano et à l’hospitalité des andalous. Ils vous accueillent avec des attentions et des égards tels qu’ils vous rappellent que vous êtes une étrangère. Il y a tout à la fois de la rudesse et de la chaleur dans ces souvenirs-là.

De Cordoue en avril me reviennent souvent les parfums. Celui, réconfortant, des orangers de la cour de la grande mosquée. Ceux de la semaine sainte aussi. Un mélange de tombée du jour, d’encens, de pipas, de cire brûlée et d’eau de Cologne des femmes et des enfants apprêtés. Il est difficile de retranscrire cette… ferveur là, mélange de folklore, d’anachronismes et de recueillement. Plusieurs processions sont organisées chaque jour dans différents quartiers. La ville vit au rythme des tambours, des « pasos », des cris du « capataz » et de la « saeta ». Pendant le chant, la foule, toujours nombreuse, se fait silencieuse.

Je n’ai jamais prié, mais j’ai souvent trouvé ça beau.

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