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J’ai passé des heures sur les genoux philatelistes de mon bon-papa. Il abordait ce passe-temps comme tout le reste : avec sérieux, application, minutie et élégance. Le cérémonial était très au point: découper le contour des timbres sur l’enveloppe, les faire tremper dans de l’eau tiède pour diluer la colle, les sortir du bain et les décoller tout à fait du papier avec une pince à épiler, les déposer sur du papier buvard. Pendant qu’ils séchaient, on ouvrait d’épais catalogues pour y rechercher leurs caractérisques et provenance exactes. J’avais droit à des explications passionnantes entre histoire-géo et botin mondain. Chaque timbre rejoignait alors une place précise dans un classeur, ou les enveloppes des doubles.

J’ai oublié beaucoup de choses, bien sûr. Je suis une bille en géographie et ma maîtrise de l’histoire du 20e siècle m’a valu une seconde session. C’est dommage, mais ça ne me chagrine pas. Il reste tellement plus.

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2 réflexions sur “De l’art de ne pas pouvoir situer le Annam.

  1. Et puis, maintenant je sais où c’est le Annam… Même que pour me venger, je prépare des soupes au Saté du Annam maintenant!

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