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Ce jour de fête des mères me fait penser à La Virevolte de Nancy Huston. Ce roman, un livre sur le vertige absolu d’être mère, je l’ai acheté en folio, chez Pèle-Mèle je pense. J’avais une vingtaine d’années.

Je me souviens du poids du récit, s’installant au fil des pages. De l’évolution des personnages. Des sentiments ambivalents. Des vies abîmées. J’en retiens… une certaine violence, quelque chose de cru, de douloureux. Au delà du prétexte de l’histoire, de la passion sacrifiée, du fantasme de la vie que l’on quitte pour en commencer une autre, j’ai profondément aimé lire une mère « autrement ».

Il m’importe peu de me souvenir aujourd’hui si j’avais jugé ou admiré cette femme. Si une de ces deux v(o)ies, la maternité et la danse, m’avait semblée injustement abandonnée pour l’autre. Cela m’apparaît terriblement naïf aujourd’hui, mais ces portraits mère-père-filles loin des images d’Epinal et de mon roman familial m’ont fait du bien. Même si cela se termine mal.

Il nous appartient d’être égoïste ou héroïque, mais rien ne nous y destine. Nous avons tous une mère. Nombreuses choisissent un jour d’aussi en être une.

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