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Elle en a accompagné des souvenirs anonymes, la petite photographie carrée et instantanée aux bords blancs…

Depuis sa création et commercialisation en 1948 par l’américain Edwin Land, elle a aussi inspiré de nombreux artistes. De façon générale (certains diront même capitale), le Polaroïd a influencé l’esthétique de la photographie. Et il me semble que depuis plusieurs semaines, les photos de ce type fleurissent plus particulièrement. Dans de nombreux articles ou séries de magazines, et sur les blogs bien sûr. La faute (toute pardonnée!) sans doute à des programmes comme Rawimage et au plus récent et excitantissime Hipstamatic pour Iphone (et c’est une fille avec un portable tout pourri à 39 balles qui l’écrit).

Cette application réjouit les amateurs de ce genre de nouveautés depuis plusieurs mois déjà, en permettant de donner un aspect vintage aux photos. On dirait aujourd’hui qu’elle en a séduit de nombreux autres… Il faut dire qu’il y a de quoi s’amuser avec une multitude de combinaisons d’objectif, de pellicule et de flash. L’interface est en plus super jolie et « ultra-immersive » (mais ça, ce n’est pas de moi).

Au moment où cette inspiration se fait fortement (re)sentir, il est intéressant de lire qu’il y a deux semaines, une sélection de plus de mille clichés de la collection historique Polaroïd a été mise en vente pour éponger les dettes de la société. Celle-ci a en effet connu deux faillites, en 2002 et en 2008. Les enchères chez Sotheby’s à New York ont rapporté plus de 12,5 millions de dollars (un gros million de plus que l’estimation haute) et certains instantanés sont partis à des prix vingt fois plus élevés que prévu.

Le nom des photographes et les sujets de ces photos sont pour beaucoup dans ce succès. La vente rassemblait notamment des portraits et auto-portraits d’Andy Warhol, des paysages muraux d’Ansel Adams (photographe et directeur technique de la société Polaroïd), la célèbre Mère Migrante de Dorothea Lange et l’Autoportrait en neuf parties de Chuck Close.

J’ai appris que pour enrichir le catalogue de la collection, Edwin Land et Ansel Adams avaient envoyé dans les années 50-60 des appareils Polaroïd à des photographes et artistes en échange de tirages. Une façon pour eux de montrer toutes les possibilités de l’appareil et surtout une géniale publicité. Baptisé (avec je trouve un certain culot) Soutien aux artistes, ce programme a fortement contribué à la richesse de la collection de la société. Aujourd’hui rachetée par un groupe d’investisseurs, celle-ci fait toujours appel à des personnalités pour soigner son image de marque: c’est désormais Lady Gaga qui y occupe le poste de directrice artistique…

Mini-site consacré à cette vente aux enchères: http://www.sothebys.com/minisite/polaroid/slide.html

Photos de Dide, avec l’application Hipstamatic de son Iphone.

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Une réflexion sur “Poladroïds.

  1. Elles avaient aussi comme particularité de souligner le plus lumineux de la vie, des petits « carrés » de bonheur saisis dans l’immédiat comme autant de clins d’oeil au temps qui passe.
    La recherche d’esthétique n’était alors pas une priorité. On cadrait serré ou large pour ensuite se laisser séduire par les contours des formes et les couleurs que révélait dans l’instant la chimie dont on a gardé en mémoire l’odeur légèrement vinaigrée.
    Avec le temps, les tonalités de ces photographies ont passé. Restent dans les albums les meilleurs souvenirs de notre enfance.

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