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Mettons les choses au clair tout de suite: ce post ne sera pas nostalgique. Il sera carrément régressif, ascendant honteux. Parce que ce lundi tombe un dimanche (c’est férié quoi) et que je suis bien décidée à le passer au soleil de mon feu ouvert (aucune pensée pour les amis à Miami). J’envisage précisément de terminer les affolantes pâtisseries marocaines du jour M (si vous saviez…) devant Jurassic Park et Mon père ce héros.

Je te jure: quand j’ai vu que le film de Gérard Lauzier était programmé cet après-midi, j’ai cru un instant que quelque part chez France 2, quelqu’un pensait à MOI. Mon père ce héros aussi, ma sister et moi l’avons regardé des dizaines de fois. Ce n’est pas à proprement parler un de mes films cultes (qui a dit « heureusement »?), mais c’est vraiment mon film générationnel. J’ai frémi et tremble encore pour de nombreuses héroïnes, mais je me suis à l’époque particulièrement identifiée à Véronique (ouais, je sais, faut assumer le truc).

Quand je l’ai vu, j’avais plus ou moins le même âge que le personnage interprété par Marie Gillain. Je me posais le même genre de questions existentielles sur les garçons, la séduction, tout ça. J’avais les mêmes envies de fêtes, que j’imaginais forcément habitées de musiques et de gens déments. Ces jeunes filles et garçons à l’aisance nonchalante et arrogante, ces endroits et ces moments trop cool m’attiraient et m’effrayaient à la fois. Je me sentais peu digne d’intérêt, forcément non repérable dans la foule des adolescentes bien plus écloses que moi. C’était un peu douloureux, mais aussi assez confortable.

Alors Véronique, c’était moi, en plus délurée. J’adoptais la même mine « peu concernée par la chose ». Je vibrais pour ses aventures et ses rencontres, m’enthousiasmait de ses audaces et comprenait « trop bien » ses émois et ses emportements. Je connais toujours plusieurs répliques et le générique de début (presque) par coeur. Et j’entends encore la chanson du club et les « p’tites connes » lancés par le beau Benjamin…

Je me demande comme je vais recevoir ce film aujourd’hui. J’imagine et j’espère avec le sourire et un peu d’indulgence pour la spectatrice que j’étais.

Mon premier baiser, je l’ai échangé à 14 ans et demi, avec un anglais, lors de vacances à Teneriffe avec mes parents.

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6 réflexions sur “Les bulles et la cerise.

  1. Mon premier baiser, je l’ai échangé dans le couloir du hall omnisports où je jouais au badminton.. j’avais 15 ans, j’étais pétrifiée.. le garçon en question, un tombeur à l’époque, s’était d’ailleurs bien foutu de moi tellement j’étais tétanisée.. mon coeur battait à du 100.000 à l’heure.. je réalisais à peine ce qu’il venait de se produire que la voix de mon père me fit redescendre sur terre à la vitesse de la lumière.. il venait me chercher..

  2. Et ce soir… My father, ce héros sur AB3. Avec, dans le rôle de Véronique/Nicole, Katherine Heigl (oui, la Izzie de Grey’s Anatomy). Cela dit, je ne compte pas y jeter un oeil.

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