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Il y a quelques jours, je discutais avec un proche (ami ou copain me semblent étranges… alors disons proche) réalisateur. Il me confiait que, de plus en plus, les longs-métrages qui le touchent sont ce qu’il appelle « des films mondes ». J’ai adoré l’entendre me raconter ce que cela représentait pour lui.

Sans dérober sa terminologie, sans dévoiler les recoins de sa signification personnelle, j’ai réalisé que quelques chansons m’évoquent cette richesse, cette épaisseur. De temps en temps, je m’y replonge. Je les écoute. En boucle. Encore. Parfois jusqu’à une sorte… d’hypnose musicale et sentimentale. J’adore t’écrire de Franck de Monnet est une de ces chansons. Une espèce de non-tube absolu et redoutable. Sa structure est hors formats, sa mélodie supporte peu le fredonnement (le mien en tout cas), son vocabulaire et son phrasé sont d’une précision un poil crâneuse. Tout y est parfaitement appliqué et fragile.

Le site de Tôt ou tard, la maison de disque du chanteur, évoque son « style subtilement lettré » (ça finira par être déprimant d’être une fille aussi prévisible) puis associe un peu plus loin son album Malidor à un objet mystérieux entre lampe magique et boite de Pandore. C’est ça : j’aime les chansons qui s’ouvrent, souvent, sur des maux, mais livrent des enchantements et des sortilèges bien au delà des situations décrites et des pieds des lettres. Le charme rode toujours autour de la catastrophe.

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9 réflexions sur “Comment s’improviser docile et goinfré d’espoir?

  1. Sans doute mon chanteur préféré.
    « Cesare Pavese » et sa mélodie impossible.
    « Les embellies de mai » avec H au piano et tout le malheur du talent dans les paroles.
    « La langue des chats » et cette phrase dont je n’ai toujours pas compris pourquoi elle me touche autant : « Le coup de foudre que j’ai eu pour toi ne m’inspire aucune amertume (…) »
    C’est aussi lui qui a écrit l’une des plus belles chansons de Vanessa Paradis (oui, Bettie) « Les acrobates ».
    Aux dernières nouvelles, il est en Nouvelle Zélande et ne refait de la musique qu’épisodiquement.
    Comment un monde où Christophe Maé est un artiste pourrait reconnaitre Frank Monnet ?

    • « La langue des chats » accompagne mes relectures en ce moment précis… Et cette phrase, oui, bien sûr, que je viens de psalmodier silencieusement.
      Pour Paradis, « Pourtant » est très jolie aussi.
      La Nouvelle Zélande, pour nos 35 ans, ça vous dit?

  2. Et quand même: je voudrais savoir ce que ton ami réalisateur entendait par « film monde ».
    Ca m’intrigue.
    Re-biz le re-belle

    • Pour le titre, cette fois, c’est Franck qui a tout fait ! Et oui, papotons de « films mondes » et du reste bientôt… D’ici là, porte toi belle et bien…

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