Home

Le 1er janvier, nous avons visité le Hamburger Bahnhof, le musée d’art contemporain de Berlin. Etonnement, ce qui était montré des collections permanentes m’a déçu. D’une manière générale, j’ai été peu touchée par ce que j’ai pu découvrir dans les belles salles de cette ancienne gare. Peut-être aussi à cause de la façon dont les oeuvres sont présentées.

La signalétique d’un musée ou d’une exposition ne doit pas, selon moi, interférer dans la rencontre entre l’oeuvre et le visiteur. J’aime penser que l’émotion esthétique peut naître loin de tout panneau didactique. Néanmoins, le travail de muséographie ou d’expographie doit aussi pouvoir accompagner ce contact, faciliter la compréhension ou au moins l’approche du propos. Il doit servir l’objet et le discours. Là, les informations étaient non seulement minimales… mais aussi minuscules. Dommage et contre-productif peut-être avec des pièces (ici parfois radicales) d’art contemporain.

Cela dit, je ne regrette pas cette visite qui nous a notamment permis de découvrir une incroyable installation de Carsten Höller, un artiste allemand… né à Bruxelles. Son oeuvre, du même nom, est dédiée au Soma, une boisson mythique qui promet la lumière et l’accès aux sphères divines et apporte chance, santé et victoire. Cet élixir serait contenu dans l’urine de certains animaux nourris de champignons mortels.

L’installation rassemble des rennes, des amanites tue-mouches, des souris, des mouches et des canaris dans un puissant jeu de symétries. Pas besoin de décortiquer ou d’intellectualiser pour se laisser hypnotiser par la singularité et la… sérénité de la scène. Les sens en éveil, on passe de longues, longues minutes silencieuses autour de ces enclos et de ces frigos remplis de champignons et de bidons d’urine. Il est aussi possible de s’offrir (mais ça coûte mille euros quand même) une nuit au coeur de l’oeuvre.

Trois dernières images © designboom

Soma est colorée, vivante, inspirante et sublime le lieu en l’occupant très intelligemment. Ce post est déjà long… mais n’hésitez pas à jeter un oeil à ce reportage pour en (sa)voir plus. J’ajouterai juste encore que, avec ses allures de jardin zoologique des délires, l’installation attire de nombreuses familles. Preuve que l’on peut être exigeant et ludique, pointu et toucher un large public. Ces petits bouts là ont entamé 2011 d’une bien envoûtante façon.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s