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Nous n’avions pas de programme précis en arrivant à Istanbul, mais une série d’envies. Nous savions par exemple que nous irions à l’Istanbul Museum of Modern Art. Pas vraiment besoin de consulter le site ou un programme… tant qu’à faire, nous attendions juste un peu de pluie. Lors de la seule matinée grise du séjour, nous nous sommes donc dirigées vers ce musée ouvert en 2004 dans d’anciens entrepôts sur les quais de Karaköy. Nous avons eu l’excellente surprise de débarquer en pleine biennale d’art contemporain!

Créée en 1987, la biennale d’Istanbul a pour objectif de promouvoir la jeune création turque et internationale. Sa 12e édition explore plus particulièrement les relations entre art et politique, en se concentrant sur des oeuvres à la fois novatrices formellement et politiquement engagées. Cette biennale 2011 prend comme point de départ le travail de l’artiste américano-cubain Felix Gonzalez-Torres, avec lequel dialoguent les autres créations. Elle présente cinq salles d’exposition collectives et des réalisations personnelles de plus de 50 plasticiens turques et étrangers.

Nous avons passé près de quatre heures dans les entrepôts 3 et 5. La sélection nous a véritablement emballé par sa diversité, sa richesse et le niveau de maturité des artistes exposés, de sens et de profondeur des oeuvres choisies. En d’autres mots : nous n’avons évidemment pas tout aimé mais pas une seule fois nous n’avons eu l’impression qu’on se moquait de nous ou que nous aurions pu le faire nous-même (réactions certes imbéciles… mais que celui qui n’a jamais ressenti ça dans une exposition d’art contemporain me jette le premier loukoum).

Parmi les oeuvres découvertes derrière les imposantes tôles d’aluminium qui divisaient l’espace, j’ai eu trois préférences. La première pour les créations délicates de Johanna Calle, traits d’union sensibles entre plusieurs techniques. Ce sont de petites choses, cela ne fera pas date dans l’histoire de l’art, cela me plaît beaucoup.

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De manière générale, j’aime la photo qui se base sur une idée et un point de vue simples pour dire l’intime et le complexe. Comme ces Lesbian Beds de Tammy Rae Carland.

J’ai ressenti une vraie émotion devant ces images… Et encore plus devant celles de Vesna Pavlovic, kaléidoscopes de souvenirs ordinaires. J’aurais pu rester des heures pelotonnée dans la seule lumière de ces diapositives qui défilaient et se superposaient, enveloppée par la chaleur, la musique et l’odeur des cinq projecteurs.

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Ravies et rassasiées, nous avons finalement quitté le musée sans en découvrir les collections permanentes. Et puis, quelques jours plus tard, nous avons croisé une affiche annonçant une exposition de Sophie Calle…

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Une réflexion sur “Untitled (12th Istanbul Biennial), 2011.

  1. Voilà que ces pages prennent la forme d’un véritable feuilleton. Récit qui met l’eau à la bouche, la photo aux yeux et dont le cliffhanger efficace nous fait attendre, haletants, la suite. Bon sang, c’est insoutenable.

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