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Depuis plusieurs semaines, mon plus cher ami tient un blog. Il est plus précisément deux des quatre mains et au moins une moitié de Krapouk contre Krapouk.

Il y écrit des choses au sujet de livres que je n’ai pas lus, de matchs de catch auquel je ne l’accompagnerai jamais et aussi, sans doute, bientôt, il écrira des choses au sujet d’un concert que nous n’avons pas encore choisi mais que nous allons immanquablement finir par partager.

Il (ou ils… car finalement qui parlent ?) a ouvert cet espace un peu comme j’ai commencé à noircir ces pages… Après y avoir pensé longtemps, en se lançant un peu discrètement, un jour plutôt que la veille, à cause d’une envie soudain impérieuse. Comme moi, il découvre au fil des jours, des posts, des retours, des visites et des commentaires, les plaisirs et les complexités de ce partage là. En fait, non, je n’en sais rien, je projette. Peut-être qu’il ne commence absolument pas à écrire ses articles en pensées, le soir dans son lit ou n’importe quand dans les transports en commun.

C’est une belle et étonnante expérience de lire publiquement quelqu’un avec qui vous partagez une tribu depuis dix ans. Il ne vous écrit pas mais s’adresse forcément aussi à vous, puisque vous le lisez. De cette correspondance à lettres ouvertes, il prend le temps et le soin. Vous le reconnaissez autant que vous le découvrez. Dans son premier post, Terence a utilisé sept fois un des mots (le titre d’un autre, mais quand même) de la langue française que j’aime le moins. La phrase qu’il (ou ils… car finalement ?) a choisie comme sous-titre pour ce blog est un de mes premiers souvenirs de lecture de pièces de théâtre. Je l’ai toujours trouvée lumineuse et militante. Oui. Il y a tout ça, vous voyez ?

En tout cas, allez voir.

Depuis quelques jours, une idée complètement con me trotte en tête : la prochaine fois qu’on fera un truc tous les deux, ça vaudra pour mon premier événement entre blogueurs ou pas ?

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4 réflexions sur “Le télégramme, la peur de filer un bas.

  1. C’est exactement ça. Tout à fait ça. De « ma plus chère » à « un truc tous les deux », je pourrais recopier mot pour mot cet article. Et pour la question con, c’est de toutes façons toujours un évènement. Happy Birthday !

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