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©Vlad VDK

Hier soir, nous étions donc, les copines et moi, au Pot au lait pour la soirée Show me how you Burlesque. Un tel événement à 30 bornes de chez moi ne pouvait qu’attirer mon attention. Et quand j’ai vu que le groupe d’un ami jouait en première partie, je me suis dit qu’il était grand temps de dépasser ma timidité.

Oui… ma timidité, ma réserve, ou un truc dans le genre. Je m’intéresse au burlesque depuis à peu près trois ans. Mais je n’avais encore jamais franchi ce pas : aller voir un spectacle, approcher d’un peu plus vrai ces personnages en chair et en nippies. Parce que j’ai la mauvaise habitude d’aborder les choses par la théorie. Parce que j’aime différer les plaisirs. Parce que j’ai peur aussi parfois de décevoir la midinette en moi et de lui enlever une part de rêve. Un peu comme quand tu parles au chanteur de Tahiti 80. Deux fois. A deux ans d’intervalle. Pour vraiment vérifier que tu t’abstiendras désormais et te contenteras, dans tous les sens du terme, d’écouter leurs albums en mode repeat et de chanter toutes les chansons par coeur à leurs concerts. Mais ceci est sans doute une digression.

Le show d’hier m’a semblé une parfaite initiation au burlesque « en live ». Je connaissais le lieu, il ne m’impressionnait donc pas (quand je vous dit que j’ai parfois besoin d’être rassurée). Il était un cadre parfaitement imparfait pour ce type de spectacle. Joliment défraîchi et bricolé, il a laissé l’élégance et le prestige là où ils devaient l’être : sur scène. Cinq performeuses se sont succédées : Lady Cupcake, Sallie Lou, Lady Zombie Vega, Candy Kayne et Valentine De Luxe. Guest venue du Mama Roma (pas trop mon truc a priori), cette dernière a offert une respiration ludique et ingénieuse entre des numéros plus coquins. Les effeuilleuses avaient chacunes des univers particuliers et riches. Leurs silhouettes se sont succédées lascivement sans se ressembler. Certaines prestations étaient plus « classiques » ou élaborées que d’autres, mais j’ai trouvé toutes ces demoiselles épatantes. Quelles belles audaces, quelles belles libertés !  Seuls petits bémols à cette soirée réussie, une présentation parfois imprécise ou adressée aux seuls rassurants premiers rangs (sans doute parce qu’un peu trop stressée…  je connais ça) et quelques spectatrices aux commentaires complètement cons.

Je n’ai malheureusement pas de photos de cette fête glamour et rock’n’roll… Je me permets donc d’illustrer ce post avec un portrait de mon premier crush burlesque : j’ai été particulièrement séduite par les prestations de Candy Kayne. Son passage ré-interprétant le clip de I want to break de free était intelligent, drôle, sensuel, plein de sens et de dérision. Son également très réussi numéro aux éventails lui a permis d’exprimer une seconde facette de son personnage. Un autre hommage, tel une dragée, à d’autres saltimbanques militant(e)s.

J’ai envie d’écrire aussi un bravo aux initiatrices de cette soirée : si j’ai bien tout compris, Yemi L’autre et Audrey Pironti (qui a audacieusement inauguré la scène). Mais à toutes, vraiment : thanks ! You were amazing ladies !

(Chers 97, 98, 99 et 100, je vous attends sur facebook, par ici).

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