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Un SummerTime deux en un ce dimanche : une photo que j’ai réalisée d’une oeuvre de Camille Tsering, découverte hier sur les routes d’un parcours d’artistes*. Ses sérigraphies (ici sur un support transparent présenté sur une fenêtre) sont mon coup de coeur de cette septième édition.

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* Depuis sa création, ce parcours d’artistes soulève chaque année les deux mêmes discussions.

Organisé autour du 8 mars, date de la journée internationale de la femme, il a la particularité d’être consacré aux artistes femmes. Un unique critère de sélection qui divise autant qu’il rassemble… tout comme le principe même d’une « journée de la femme ». Le débat est riche et ouvert. Je continue à penser qu’à cette occasion, encourager l’expression (ici artistique) des femmes plutôt que de parler d’elles est une belle idée, positive et participative.

Elles sont encore une centaine à exposer à Huy ce dimanche après-midi dans des ateliers, des galeries, des maisons privées, des lieux patrimoniaux… Le parcours rassemble plusieurs générations d’artistes, fait cohabiter les disciplines, confronte les points de vue et les pratiques. Plus que la performance, c’est l’échange qui prime. Entre visiteurs et créatrices, mais aussi entre elles, qu’elles soient amateurs ou professionnelles. Et sur ce point là aussi, certains théorisent et discutent. Ca distingue, ça (dé)valorise, ça classe, ça méprise presque et ça exclurait volontiers. Et ça m’énerve.

Soyons clairs : bien sûr, il existe en art des catégories et des degrés de maîtrise. Evidemment, j’apprécie moi aussi, dans tous les sens du terme, la profondeur et le sens des démarches et des créations artistiques que je découvre. Il y a des salons de l’artisanat et du loisir auxquels je ne vais pas. Il y a des projets hyper pointus consacrés à l’art contemporain et actuel dans toute leur exigence (parfois aussi leur prétention) et je m’en réjouis. J’aime sincèrement me confronter à des propositions complexes. Mais j’aime tout autant des propositions aussi décomplexées que ce parcours d’artistes. Ce dernier mot, utilisé ici, pose un problème existentiel à certains penseurs et professionnels de la culture ? Je n’en fais pas partie.

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2 réflexions sur “Vous êtes ici.

  1. j’aime la dernière phrase de ton premier paragraphe et l’oeuvre que tu nous présentes…comme quoi, tout n’est pas encore acquis pour la femme.

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