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« Quand il est triste, il occupe ses journées. Pour les presser un peu, pour qu’elles se terminent plus rapidement. Il fait beaucoup, vite, beaucoup, pour donner le tourni à ses sentiments (cela ne fonctionne pas toujours), pour fatiguer son corps aussi. Et il s’endort tôt, et vite, pour rejoindre un demain qui, un autre jour ou l’autre, finira bien par être plus doux.

Quand elle est triste, elle occupe ses pensées. Pour les forcer un peu, pour qu’elles s’éclaircissent plus rapidement (cela ne fonctionne pas toujours). Elle regarde passer les journées mais retient les soirées. Car la nuit ne sera pas cette fois porteuse de conseils mais de songes. Et elle la mènera seulement à demain alors qu’elle préférerait être hier ou après.

Quand ils sont tristes au même moment, ils vivent et dorment à contretemps. Mais plus fort que d’habitude, l’un contre l’autre. »

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4 réflexions sur “La peine la nuit.

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