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Il y a une semaine – déjà – je suis allé applaudir de The Divine Comedy aux Nuits du Botanique. Le concert était programmé dans le chapiteau, lieu vis à vis duquel je garde une certaine méfiance depuis une date d’Emily Loizeau où le public – trop festivalier ? – était terriblement mal assorti aux propositions inspirées de la demoiselle. Mais bon voilà, un rendez-vous avec Neil, ça ne se refuse pas. Même si on a déjà vu ce spectacle-.

Le concert a été formidable. En fan de base, j’ai adoré les nombreux le moindre accroc et le moindre oubli de paroles qui m’ont donné l’impression d’assister à un moment unique et privilégié (fan de base hein donc j’ai écrit). Mais à un moment, j’ai buggé. Plus précisément, pendant de longues secondes, une seule et unique question a occupé tout mon esprit : au fond, en vrai, intimement, Neil ou Jarvis ? Aussi cornélien que reposant.

J’ai vu une seule et magistrale fois Pulp en concert. Leurs titres ont accompagné une bonne partie de mon adolescence et, un peu plus  tard, Hardcore est devenue une de mes chansons ultimes. Aussi sulfureuse que l’est Jarvis Cocker. En une onomatopée comme en cent : grrrrrrr.

The Divine Comedy est le groupe que j’ai le plus vu en live, dans toutes sortes de formules et de conditions (aaaah, cette tempête à la Route du rock à Saint-Malo… oui, je sais, je radote). Je l’avais découvert à 17 ans, grâce à un reportage sur Canal Plus au sujet de leur Short album about love. Je venais de me faire larguer par un con (forcément) et les propos de Neil Hannon, sa musique, son dandysme m’avaient rapidement rendu curiosité et intérêt envers le genre masculin. Je les ai ensuite retrouvés avec Regeneration, grâce à ma colocataire de l’époque.

Milie (puisque c’est d’elle qu’il s’agit) était évidemment au Bota avec moi samedi dernier. Je lui ai exposé mon dilemme, ainsi qu’à Gwen (régulièrement dans les parages quand il s’agit de bulles et de bonne musique). Milie a sans hésiter répondu qu’elle choisissait Jarvis. Gwen a ouvert le débat avec un « Damon forever ». Et tout s’est merveilleusement terminé, puisque j’ai préféré préférer Neil.

Parfois, la vie est belle et simple. Et oui, parfois, Les Pages de Bettie sont un vrai blog de filleS.

*

(Le numéro 55 des Inrockuptibles et sa double couverture datent de 1994. Les princes du kitsch ont bien vieilli.)

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Une réflexion sur “The Bandlovers.

  1. Ces couvertures des Inrocks nous prouvent avec force (et brio) que veillir ça a du bon parfois… Sont tous les 2 mieux maintenant!
    « Jarviiiiiiiiiiiiiis… »

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